TCC : quand penser autrement change tout
- Elian Vermeulen
- 1 juil. 2025
- 3 min de lecture
On en entend parler, on croise parfois le sigle TCC, mais sans toujours savoir ce qu’il recouvre vraiment. Est-ce que c’est directif ? Formel ? Est-ce qu’on y parle de soi ? Est-ce qu’on y ressent quelque chose, ou est-ce juste un outil de “reprogrammation mentale” ?
Ce qu’on oublie souvent, c’est que derrière cette appellation un peu technique, il y a une méthode profondément humaine, construite pour aider à retrouver de la clarté, du mouvement, de l’apaisement.
Ce qu’est une TCC (et ce qu’elle permet)
La thérapie cognitive et comportementale s’intéresse à une chose simple : la façon dont nos pensées influencent nos émotions, et comment cela guide nos comportements, parfois malgré nous.
Elle aide à repérer ces boucles internes qui se rejouent sans qu’on s’en aperçoive. Ces pensées automatiques qui alimentent l’anxiété, le doute, la culpabilité.
Ces comportements d’évitement, ces schémas de protection qui finissent par épuiser.
En séance, on ne reste pas seulement dans le récit : on observe, on met en lumière, on explore d’autres chemins possibles. Des pensées alternatives. Des ajustements concrets.
Pas pour se forcer à aller bien, mais pour cesser de se faire du mal sans le vouloir.

Une approche ancrée dans le réel
La TCC s’inscrit dans le présent.
On part de ce que vous vivez ici, maintenant, de ce qui coince au quotidien. Et peu à peu, on remonte les fils.
Ce n’est ni une méthode magique, ni une série de recettes toutes faites.
C’est un cadre solide, adaptable, qui s’ajuste à ce que chacun traverse.
Elle invite à comprendre ce qui se joue en soi, à prendre du recul…
et à retrouver une forme de liberté intérieure.
Pour quels motifs consulter en TCC ?
Cette approche est reconnue pour accompagner notamment :
- l’anxiété (phobies, anxiété sociale, crises d’angoisse…)
- les troubles obsessionnels (TOC)
- les ruminations mentales
- les troubles dépressifs
- les troubles du comportement alimentaire
- la fatigue émotionnelle
- les schémas de mésestime de soi
- certaines addictions ou compulsions
- les difficultés d’adaptation (changement de vie, rupture, surcharge…)
Mais au fond, il n’y a pas besoin d’un diagnostic pour commencer une TCC.
Il suffit de sentir que quelque chose coince. Qu’on tourne en rond.
Qu’on a besoin d’y voir plus clair.
À quoi ressemble une séance ?
Chaque séance est différente.
Mais certaines constantes reviennent :
- On explore ce qui vous traverse, ici et maintenant
- On repère les schémas récurrents : pensées, émotions, automatismes
- On observe les comportements d’évitement ou de compensation
- On met en place des ajustements concrets, testés à votre rythme
Entre deux séances, il arrive qu’on propose une observation simple, un exercice doux, une piste à explorer. Le rythme est respecté. Le cadre est sécurisant. Le mouvement, lui, reste vivant.
Un socle scientifique, une écoute sur mesure
La TCC repose sur des décennies de recherches en psychologie.
Elle a été initiée par Aaron Beck, Albert Ellis, et enrichie depuis par des approches dites de 3e vague (pleine conscience, ACT, thérapie des schémas…).
Ce socle permet une prise en charge structurée, cohérente et personnalisée.
Rien n’est laissé au hasard, mais rien n’est imposé.
En résumé
La thérapie cognitive et comportementale, c’est une invitation à :
- comprendre ce qui se joue en soi
- transformer ses fonctionnements avec douceur
- retrouver une forme d’équilibre
- avancer, sans se juger
Elle ne promet pas des solutions immédiates.
Elle propose mieux : un espace pour s’observer, se comprendre, et ajuster pas à pas ce qui peut l’être.
Envie d’en parler ?
Vous vous demandez si la TCC peut vous convenir ?
Vous hésitez à vous lancer, ou vous avez simplement besoin d’y voir plus clair ?
Je vous accueille avec bienveillance pour en discuter.






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